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Pourquoi je cours : “Un challenge contre moi-même”

Clémence est professeur d’EPS en Île de France. Elle pratique la course à pied depuis 2017, et elle a trouvé dans sa pratique de la course à pied un moyen de s’épanouir et de se dépasser. En 2024, elle participera au Marathon Pour Tous Paris 2024, une opportunité exceptionnelle de se trouver au plus près des athlètes olympiques qui la font rêver.  

Comment t’es-tu mise à courir ? Par quelles distances es-tu passée ?

J’ai commencé à courir en 2017, même si j’ai toujours été sportive puisque c’est mon métier, je suis professeur d’EPS mais je ne courais pas. C’est un copain qui m’avait offert un dossard pour une course féminine de 10km, et j’ai bien accroché ! Derrière j’ai voulu en refaire une pour améliorer mon chrono, ensuite augmenter la distance, et je n’ai pas arrêté depuis.

Qu’est-ce qui fait que lorsqu’on se met à courir, on y prend goût jusqu’à changer son mode de vie, ses habitudes ?

  Déjà j’ai un esprit assez compétitif, vouloir refaire une course pour améliorer mon chrono… en fait c’est comme un cercle vertueux : j’ai commencé par un 10km, ensuite j’ai eu envie d’en refaire un pour améliorer mon chrono, ensuite ça m’a donné envie de faire un peu plus long… Donc c’était à chaque fois des challenges personnels, contre moi-même. Et petit à petit j’en suis venue, après un semi-marathon, à me dire « pourquoi pas un marathon ? ». Donc il y a ce challenge mais aussi tous les effets bénéfiques du sport en lui-même, les endorphines, le plaisir, constater les progrès semaine après semaine… C’est vraiment ce cercle vertueux qui se met en place et qui ne s’arrête jamais.

  Est-ce que tu fais partie d’un groupe ou d’une communauté autour de la course à pied ?

 Oui exactement ! Je me suis trouvé un groupe d’entraînement avec lequel on se retrouve une fois par semaine, le mardi soir pour faire du fractionné sur piste, et finalement on est même devenus une bande d’amis qui se retrouve même en dehors de la course à pied ! Avoir un groupe comme ça, ça permet de se motiver surtout quand on a un objectif commun, préparer un marathon par exemple, on fait souvent des sorties ensemble et c’est vrai que sur des sorties longues c’est vachement plus motivant d’être à plusieurs.  

Qu’est-ce que ça fait de vaincre la distance mythique des 42,195km ?

Même quand j’ai commencé à courir, je me disais ‘42km c’est trop, c’est pour les fous, c’est impossible je ne ferai jamais un marathon’… et en fait c’est l’effet du groupe, la première année avec mon groupe d’entraînement, il y en a beaucoup qui préparaient le marathon, et je me suis dit en fait ça a l’air sympa, pourquoi pas essayer ? Et de fil en aiguille j’en ai déjà fait trois. La première fois le marathon de Paris, puis deux fois le marathon de Valence, en Espagne. La première fois ça a été super dur, je n’étais pas super bien préparée parce que j’en avais trop fait avant la course, et les fois suivantes avec un coach et grâce à l’expérience ça s’est beaucoup mieux déroulé. La première fois, 42km on connaît pas du tout, on entre dans l’inconnu, donc une fois qu’on connaît la distance on ne fait pas les mêmes erreurs, on arrive plus apaisée, donc j’ai beaucoup plus apprécié les deux fois suivantes. Avant mon premier marathon, le maximum que j’avais couru c’était 30km pendant la préparation, et le jour de la course c’est un peu au bout de 30km que ça commence ! 

Le Marathon Pour Tous Paris 2024 permettra de courir sur le même parcours que les athlètes olympiques, qu’est-ce que ça t’inspire ? 

Je trouve ça énorme ! D’autant plus que le parcours sera différent de celui du marathon de Paris, et ça c’est super parce que quand on a déjà fait le marathon de Paris on n’a pas forcément envie de refaire le même parcours. Et c’est vraiment génial de se dire qu’en tant qu’amateur on va prendre le départ le même jour que les athlètes olympiques, en plus dans l’ambiance des Jeux, c’est incroyable. C’est la première fois que ça se fait dans l’histoire des Jeux, je trouve ça dingue… c’est presque comme si on allait pouvoir faire nos propres JO, on a une chance énorme de participer à ça et en plus on a plusieurs années pour se préparer, un peu comme un athlète olympique finalement ! A chaque fois que j’en parle autour de moi, les gens ont vraiment envie d’en faire partie, parce que c’est quelque chose qui arrivera une fois dans notre vie. 

Retrouvez les trois autres portraits “Pourquoi je cours”